La Fesp et Xelya s’engagent pour améliorer la bientraitance dans les services à la personne

5 Jan, 2026

La Fédération des Entreprises de Services à la Personne (FESP) et Xelya, leader de la digitalisation des services à la personne lancent un programme national visant à améliorer la prévention de la maltraitance auprès des acteurs du domicile et à diffuser une culture commune de la bientraitance.

Cette démarche s’inscrit dans une convention entre la FESP et la CNSA et répond aux attentes croissantes des familles, des aidants et des intervenants.

La Bientraitance : un enjeu central du secteur de l’aide à domicile

Le secteur des services à la personne intervient chaque jour auprès de publics fragilisés : personnes âgées, personnes en situation de handicap, familles. Ainsi, la bientraitance est un impératif pour les structures, d’autant plus qu’elle constitue le socle même des métiers du domicile. Or les tensions professionnelles, les incompréhensions de rôle et les états d’isolement peuvent engendrer des situations ou des comportements problématiques.

Sous l’impulsion de la FESP, un travail s’engage dans une démarche inédite, fondée sur une observation fine des réalités de terrain avec une anthropologue, Delphine Dupré Levêque et une construction collective avec les professionnels du secteur.

Une méthodologie ancrée dans le réel, en 3 grandes étapes

Un diagnostic participatif avec l’identification des risques et une compréhension fine du terrain

Afin d’identifier les facteurs de risque de maltraitance, les incompréhensions de rôle, les tensions relationnelles ou organisationnelles, plusieurs dispositifs seront déployés :

  • Un questionnaire a été diffusé aux responsables de services à domicile, des auxiliaires de vie, des personnes accompagnées ainsi que des familles et aidants.
  • Des entretiens qualitatifs sont menés actuellement avec un panel représentatif de ces acteurs.
  • Une observation de terrain : avec le suivi de binômes auxiliaire de vie / bénéficiaire (en milieu urbain et rural) pour documenter les interventions à domicile (matin, repas, portage, après-midi…).

La co-construction d’outils pédagogiques interactifs pour former et prévenir

Le projet vise enfin à créer des supports concrets, illustrés et interactifs, pour sensibiliser, former et prévenir la maltraitance dans la réalisation des soins à domicile. Pour ces supports, deux formats seront mis à disposition des professionnels :

  • Une charte intégrée au livret d’accueil des structures, rédigée à partir des résultats du questionnaire et des groupes de travail.
  • Une bande dessinée interactive en plusieurs livrets, construite avec les professionnels lors d’ateliers dédiés : rôle de l’auxiliaire, illustration de situations de maltraitance liées à une méconnaissance de ce rôle, quizz, validation des compétences…
  • Des outils en ligne tels que des vidéos, des modules de formation ou encore des podcasts réalisés par des formateurs experts du métier sont disponibles sur la plateforme de formation en ligne Xelya.

La diffusion des bonnes pratiques avec l’organisation de 50 cafés éthiques sur tout le territoire

Pour favoriser l’échange de pratiques, la réflexion collective et l’appropriation des outils produits, 50 ateliers seront organisés dans toute la France sous la forme de “café éthique”.

Ces rencontres, à destination des intervenants à domicile seront l’occasion d’approfondir tout au long d’une journée la thématique clé : « Repérer, accompagner, prévenir les risques de maltraitance »

Une approche fondée sur l’existant, adaptée aux réalités du terrain

 

Les différents porteurs du projet s’appuient sur les ressources existantes en matière de prévention de la maltraitance et adaptées aux réalités spécifiques des structures du service à la personne à domicile.

Cette démarche est tripartite : elle vise à améliorer la qualité de l’accompagnement des bénéficiaires et de leurs proches, tout en valorisant les professionnels et en renforçant leurs conditions de travail.

Une ambition que rappelle Loïc Gobé, président de la FESP : « Je souhaite donner à tout le secteur des outils concrets, participatifs et partagés, pour sécuriser les accompagnements et prévenir les dérives avant qu’elles n’arrivent. C’est une réponse très opérationnelle à un enjeu de société majeur. »

« S’engager aux côtés de la FESP dans ce projet, c’est prolonger ce qui guide nos équipes depuis vingt ans déjà : mettre la technologie et l’expertise métier au service de l’humain. Notre ambition partagée est de transformer les situations vécues sur le terrain en supports pédagogiques modernes, accessibles et utiles au quotidien, pour accompagner durablement les structures dans leurs pratiques. » conclut Henry Bouchet, DGD de Xelya.